Le 55e Super Bowl, au casting galactique, opposait à Tampa (Floride) les Chiefs du phénomène Patrick Mahomes, en quête d’un 2e sacre d’affilée, aux Buccaneers du légendaire Tom Brady, qui brigue un 7e titre personnel. Au terme d’une saison de tous les défis, posés par la pandémie de coronavirus et relevés sans trop de dommage au cours des cinq mois de compétition passés --une poignée de matches reportés, quelques joueurs testés positifs--, l’épilogue d’hier dimanche, à partir de 18h30 locales (23h30 GMT, lundi 00h30 française), apparaissait comme la meilleure publicité possible pour la Ligue professionnelle de football américain (NFL), avec ce duel intergénérationnel, selon l’AFP. D’un côté, se trouve Brady, 43 ans, considéré comme le plus grand quarterback de tous les temps. De l’autre, Mahomes, bien parti à 25 ans pour lui disputer ce statut. Et tous deux étaient prêts à dégainer leurs passes laser pour écrire un chapitre mémorable de l’histoire de leur sport. Phénomènes de longévité pour le “vieux maître” et de précocité pour le “jeune chevalier”, les deux “Jedi” de la galaxie NFL concentrent logiquement toutes les attentions. Il faut dire qu’ils cumulent nombre de records individuels et pouvaient encore en améliorer certains tout en glanant d’autres. Tant et si bien que l’issue de ce “blockbuster” actera soit un changement d’ère et avec lui l’instauration d’une dynastie Mahomes, soit la prolongation de la saga Brady débutée il y a 21 ans. A 43 ans et 188 jours, ce dernier était le plus vieux joueur à disputer un Super Bowl, une performance hors norme étant donné le caractère brutal du football américain où une carrière dure en moyenne 3,3 ans.